La société des participants s’est surtout constituée par connivence. Il n’y a pas de contrainte éditoriale forte, ni de cohérence entre eux, ni école, ni encore unité, peut être seulement un intérêt commun autour du langage et de la parole.
Tam Kien Duong
Thèse
Actuellement doctorant en anthropologie linguistique à l’EHESS au PRI-AL sous la direction de F. Zimmermann.
Titre de la thèse : « Parler et savoir : la parole dans l’activité philosophique »
Background et Workaround
Informatique et Mathématiques appliquées. Depuis le début de mes études, j’ai un intérêt très fort pour l’informatique et les mathématiques en tant qu’outils pour construire des techniques de modélisation et de décision. J’ai étudié les modèles et calculs statistiques, la théorie des jeux, la théorie mathématique des réseaux sociaux ainsi que pas mal de probabilités jusqu’à mon entrée en Master 2 Recherche (aka DEA) où j’ai substitué tout cela par de la philosophie.
Cela se traduit actuellement par ma participation à des groupes de travaux et de réflexions sur la mise en place technique de plateforme de socialisation (la programmation et l’évaluation des outils actuellement disponibles). Et il est prévu pour un futur très proche que je participe à de la recherche centrée sur la simulation de systèmes multi-agents.
Psychologie. J’ai commencé par des études universitaires de mathématiques appliquées et de sciences sociales mais dans un élan d’anti-conformisme plutôt que de choisir la sociologie ou l’économie, j’ai choisi la psychologie en pensant y retrouver la même ambiance que Profiler. Erreur grotesque, j’ai surtout découvert la psychanalyse, Piaget et la psychologie sociale. C’est essentiellement cette dernière qui survit dans mes recherches actuelles. J’essaie d’importer les méthodes de l’analyse des représentations sociales et de la psycholinguistique afin de valider ou d’induire mes hypothèses socio-anthropologiques.
Sociologie et anthropologie. Vu que je parle beaucoup de société de la connaissance, d’interaction sociale, de légitimité et que je commence à cumuler pas mal de lecture, d’années et d’enquêtes sociologique, je continue à me définir en tant que “sociologue” mais vu que je discute assez peu avec des sociologues, je ne sais pas vraiment si je mérite cette étiquette surtout depuis mon récent virage vers l’anthropologie et la linguistique. On peut par contre dire qu’il reste quand même quelques influences d’auteurs-sociologues.
Linguistique. C’est un peu la nouveauté de l’année 2006. Je fais enfin officiellement de la linguistique. Même si ça débordait un peu dans mes mémoires de MST2 et M2. Une grande partie de ma réflexion de thèse repose sur la discussion contemporaine de la place du langage dans la naturalité humaine ainsi que les différentes méthodes d’analyse des sciences du langage. J’y retrouve par ailleurs un climat favorable à la formalisation.
Philosophie. Avouons-le tout de suite, je fais essentiellement de la philosophie pour pouvoir comprendre ce que mes indigènes me racontent ainsi que pour comprendre leur monde. Ok ok aussi en réaction parce qu’il y a beaucoup de philosophes qui se sont insérés (et parfois en sont à l’origine) dans des débats centenaires sociologiques ou linguistiques et qu’il serait dommage de les écarter ou de ne pas faire l’effort de se placer dans le même ordre de discours qu’eux. Il parait en plus que pour être un bon anthropologue, il faut avoir réussir un certain concours de philosophie mais cela reste en stand-by. Bon puis aussi parce que le point de vue de la philosophie est parfois intéressant ou novateur.
Deux citations directrices
« Savoir, c’est avoir une croyance qui suit la vérité à la trace . » (Nozick, Philosophical Investigations)
« Un mot a la signification que quelqu’un lui a donné » (Wittgenstein, Cahier Bleu).
Invités
- Johannes Antitristan
- Inès Loupo
- Winston Swith
Toute participation est la bienvenue, il suffit d’adresser un mail à nicky chez deveha point com.
