La forme énonciative « Il y autant de x que de y » (ex. il y autant de philosophies que de philosophes, il y autant de théories que de théoriciens sont les instances que je rencontre régulièrement) est assez répandu aussi bien dans les textes écrits que de nombreux discours parlés. Il serait possible de croire que les énonciations de ce type n’ont que la prétention sémantique de mettre en avant un rapport quantitatif entre une population x et une population y.
Ses éléments sont simples et sa syntaxe n’est pas d’une complexité cependant que faut-il supposer ou laisser croire lorsque de l’application d’une sémantique formelle qui rendrait l’énoncé équivalent à « x = y » ?
Il faut d’abord remarquer qu’étrangement ce rapport quantitatif semble toujours être celui de l’égalité ou de la ressemblance. Il est assez peu courant de dire « Il y a plus/moins de x que de y » dans le langage ordinaire qui n’est pas celui des rapports d’études statistiques.
La réponse à ce genre de réplique est rarement une négation pure et simple du type « il n’y a pas autant de x que de y ». Cela semble tenir au fait que l’énoncé initial comme sa négation son difficillement vérifiable ou falsifiable.
Pour exemple, j’espère qu’Evan ne m’en tiendra pas rigueur, l’exemple traînant dans les commentaires de ma fiche de lecture sur Stupidity :
Au final, (en réalité) il y a certainement autant de bêtises que d’individus ou que de situation.
Qu’il est possible de transformer sans perdre le sens de la formulation qui est l’objet de ce billet.
Il y a autant de bêtises (x) que d’individus (y).
D’une manière triviale, on peut constater que y est souvent une population à très large effectif et surtout connu (d’une manière naïve). Poser la question “quel est le nombre d’individus ?” dans la rue ne devrait pas attirer un fort taux de non-réponses alors que demander “quel est le nombre de bêtises ?” est certainement plus problématique.
Personnellement, j’interprète d’abord cette énonciation comme tentative de dire que la tâche du dénombrement, de la typification et de la catégorisation est tout bonnement trop fastidieuse et donc presque impossible. Il serait certainement possible de répondre à la question de la quantité des types de bêtise mais seulement au prix « du travail de toute une vie ». Mais cette interprétation est déjà un signification seconde puisque dans une sémantique stricte, cet énoncé ne veut dire que x = y. Cette signification première se trouve donc superposée avec d’autres significations dépendantes (il existe une certaine relation d’égalité ou de ressemblance qualititative) et une signification rhétorique (on peut plus rien dire après cela).
Il est possible dire que que cette forme énonciative possède un sens rhétorique terminal dans la mesure où son usage signifie quelque chose de précis dans le déroulement rhétorique et argumentatif d’une conversation. Généralement, mais cela n’est qu’une hypothèse qu’il faut vérifier dans le vaste corpus des discussions théoriques, les énoncés mis en place dans ce type de dispositif clôture un texte ou un embranchement des énoncés à vérifier ou à justifier. Il est possible d’y ajouter un « donc » implicite du type « donc arrêtons de parler/de calculer x une connaissance précise de x ». En laissant la place à un sous-entendu sur l’indéfini et l’infini de y auquel on compare x, ce genre d’énoncés ne peut être utilisé autrement que pour sous-entendre qu’il n’est pas possible d’en avoir une connaissance fine.
L’une des particularités de cette forme, c’est également qu’elle fonctionne de manière autonome. Il suffit de s’emparer d’un signe voisin dans le texte (la bêtise, la théorie etc.) et de le mettre en relation avec un de ses propres voisins. Elle n’a pas besoin d’avoir de véritable rapport avec le restant du discours et engage rarement un développement à partir de lui-même. Cette forme est rarement suivi d’un « parce que ». Je n’ai jamais vu, par exemple, une justification selon laquelle tous les théoriciens possédaient de fait une théorie qui leur était propre (si l’on tente de dire que sa pensée, quelque soit sa richesse est sa théorie, dans un grand élan de flou artistique) ou si l’on admet qu’il y a des fluctuations, qu’il y a entre 0 et un certain nombre de théories par théoriciens, alors la moyenne est d’environ 1. Le rapport x/y (théorie(s)/théoricien) introduit un glissement qui permet de conclure qu’il est impossible de dénombrer, même à peu près, les théories. Pour le dire plus simplement, cet énoncé se présente souvent sous la forme d’une Lapalicade, c’est-à-dire un morceau de texte dont il ne faudrait pas douter car il est présenter comme a priori vrai. Et bien entendu où il ne faut pas douter, les obsessionels de la connaissance débarque pour voir les lieux du crime, de la suspension de l’intelligence.
Ce qui me permet d’en parler c’est donc le côté à la fois a priori vrai et le côté douteux de ce genre d’énonciation que je rangerai dans la catégorie des sophismes car elle permet d’imposer une idée ou une volonté (celle d’arrêter le débat sur ce point) lorsqu’elle est énoncée et produisant des effets sur les interlocuteurs. Ces effets ne dépendent pas du sens premier de l’énoncé mais de tout ce qu’il sous-entend et trompe la vigilance de l’acte compréhension. Il est ainsi possible d’accepter la validité à tous les niveaux formels admis par la linguistique non-sociale et d’occulter ce que cherche à faire cet énoncé. Cette invisibilité montre ses contours à partir où est inclut le fait social dans le langage (quand la linguistique devient socio-linguistique). La masquarade ainsi mis en place est ce qui peut avoir lieu grâce à la fonction rhétorique de l’énoncé.
Pour résumé, ce qui fait la force de ce type d’énoncé est donc :
- qu’il est rarement justifiable
- et que l’on ne cherchera pas à justifier parce qu’apparement vrai
- mais qu’il sert à justifier sa position dans le discours
- et rendant cette position injustifiée dans la logique
- mais justifiée par l’acte de parole
- ce qui le rend effectif.
Maintenant, il ne reste plus qu’à voir s’il y a autant de sophismes que d’énonciation.

Comments (7)
Peut-on dire “il y a autant de x que de y” ?
Dans l’ensemble je suis d’accord avec toi, et je préfère éviter les formules du type “il y a autant de x que d’y”. Je m’y suis laissé aller parce que je prétendais construire à la va-vite quelques types de bêtises, et que je voulais rappeller qu’au fond je croyais assez peu à se type de catégorisations radicales.
Il y a malgrès tout souvent autant de x que d’y dans les faits. Je m’explique.
Cela vient de ce que toute population est composée d’individus sans laquelle cette population n’existerait pas, et cela est valable pour toute chose : toute collection de choses reconnues sous une même appellation (les arbres, les livres, les lettres de Napoléon, les chiens, les paradigmes…. etc…).
Aussi, une population - ou un groupe de choses que l’on reconnait sous une appellation visant à énoncer des caractères non pas purement singuliers (idiosyncrasiques) mais particuliers - repose nécessairement sur un nombre donné - quoi que pas nécessairement connaissable ou calculable exactement : les textes bouddhistes emploient souvent comme image ou illustration de l’innombrable : “autant qu’il n’y a de grains de sable dans le Gange” - d’individus.
Aussi, je peux affirmer sans compter le nombre d’individus qui composent ce que l’on nomme “humanité”, qu’il y a autant de coeur que d’hommes et de femmes vivants sur Terre. Je pourrais même affirmer qu’il y a deux fois plus d’oreilles que d’humains sur Terre, même si cela nous conduirait face à certains défenseurs farouches de l’expression purement exacte (strictement cohérente en logique pure) qu’il se peut que certains possèdent plusieurs oreilles ou une seule, ou pas du tout… Et que ceci serait donc une insupportable approximation.
Quelques précisions utiles…
Aristote affirmait que “seul l’universel peut devenir objet de science”. En s’en inspirant, Jean Baechler affirme que chaque individu existe au travers de trois niveaux de réalité : idiosyncrasique, culturel (en réalité il précise que d’innombrables cercles culturels co-existent à différents “étages”) et universel.
Aussi, un homme est à la fois représentant de l’espèce : nous pouvons trouver en tout homme un nombre quasi-incalculable de carcatères spécifiques que l’on pourrait retrouver en tout humain, un représentant d’une culture (quelque soit le “diamètre” du cercle culturel que l’on vise à décrire : membre de telle famille, de tel quartier, telle classe sociale, telle nation, telle culture, telle civilisation, et pourquoi pas… telle planète… etc), mais chaque individu possède néanmoins un nombre également non calculable de caractéristiques purement personnelles ou individuelles (riodisyncrasiques).
Comme l’énonce Jean Baechler : l’espèce a la capacité d’emettre des sons avec ses cordes vocales ; d’innombrables peuples ont développés des langues sur la base de cette capacité spécifique. Chacun parle la langue de son pays, de sa culture, mais chacun parle cette langue à sa propre manière.
Aussi, il est relativement sensé de dire que chacun écrit à sa manière, qu’il y a autant de styles que d’écrivains, que chacun est bête selon ses propres spécificités idiosyncrasiques… etc…
Cela vient de ce que toute population de chose étudiée est composée d’individus non strictement identitiques. Aussi, toute formulation du type “autant d’x que d’y” est valable lorsque “x” est une spécificité d’une population composés d’”y” possédant des caractères idiosyncrasiques. Ex : Autant de bêtises que d’humains. La bêtise en tant que telle n’existe pas, elle rassemble en un même contenu sémantique la somme des bêtises humaines possibles. C’est en cela qu’elle doit être très difficile à définir.
Oui alors donc, ce que je conteste et ce qui m’a interrogé ce n’est pas du tout la possibilité en tant que telle qu’une construction sémantique du type “x = y” soit vraie ou fausse (peut-on dire que). Je pense avoir souligné que le problème n’était pas la possibilité statistique de vérifier un tel énoncé mais que l’usage rhétorique reposait sur l’équilibre en cette possibilité potentielle et l’énonciation. La forme de l’énoncé est conforme à la grammaire et syntaxe française, c’est son usage qui l’est moins (pourquoi et comment peut-on dire que).
1. « Aussi, je peux affirmer sans compter le nombre d’individus qui composent ce que l’on nomme “humanité”, qu’il y a autant de coeur que d’hommes et de femmes vivants sur Terre. »
Ce qui n’est pas contestable c’est que chaque personne possède bien coeur ou plus ou moins 2 oreilles. A ce propos, je tiens à rappeller qu’il y a autant de couille que d’humains (en moyenne, chaque humain a une couille). Toutes fois, ce n’est pas sa validité dans certains cas qui permettra de dire ou de conclure à sa validité intrinsèque.
Ton exemple ne nous empêche pas de dire que le coeur de tous les hommes se ressemblent tellement qu’on peut les regrouper sous un même mot.
Ce qui est plus contestable, c’est d’induire par la relation “n.x = y” qu’il est impossible (ou très peu possible) de regrouper, de dénombrer ou de catégoriser au nom d’une singularité présupposée. C’est tout bonnement un argument pour s’excuser de ne pas chercher plus loin parce que ça a l’air trop compliqué dans une spéculation souvent simplette et sans soucis de précision. De la bêtise comme dirait Ronnel puisqu’après cela, il n’est plus possible de continuer penser. C’est peut être l’ironie de cet usage qui pourrait sous-entendre “la précision est trop difficile à atteindre donc restons-en à un état d’imprécision”.
Ce dont je parle c’est bien plus la performance que permet le contenu de l’énoncé que la logique de l’énoncé lui-même.
2. Ce n’est pas la peine d’aller piocher dans l’oeuvre un peu encyclopédique de Baechler pour construire une connaissance méthodologique de l’analyse du social.
De manière peut être plus “pratique” Lazarsfeld et Boudon (dans L’analyse mathématique des faits sociaux) montrent très bien que malgré l’existence de variables idiosyncratiques, il reste possible de dénombrer leur univers de possibilité et également d’en donner un modèle qui ne se limite pas à dire “il y autant d’x que d’y [tous les y sont différents ; donc tous les x sont différents]”.
Il y a donc bien des variables dont la valeur ne peut être connu qu’en prennant connaissance de l’individu qui la porte mais ça ne nous prive pas d’y voir des régularités statistiques.
Par exemple, je ne peux pas savoir a priori pour une personne donnée le nombre de ses parents vivants mais par le biais d’un échantillonage (exhaustif ou non), je peux savoir que l’univers des possibles est 0, 1 ou 2 et donc qu’il y a seulement 3 types de valeurs pour la variable “nombre de parents vivants au moment t”.
L’argument de l’idiosyncrasie n’a rien à voir avec celle d’une possibilité de typification.
J’ai l’impression que tu fais comme c’était soit commun à toute la population soit strictement différent (et, en fait, radicalement) chez tous les individus de la population.
3. « Aussi, il est relativement sensé de dire que chacun écrit à sa manière, qu’il y a autant de styles que d’écrivains, que chacun est bête selon ses propres spécificités idiosyncrasiques… etc… »
La littérature ne s’arrête pas au style … Et le style se définit justement par le caractère personnel de l’écriture (c’est donc un peu tautologique que chaque écrivain a son style) ce qui ne prive pas chaque écrivain (ou plutôt chaque texte d’écrivain) d’appartenir potentiellement à un genre. Ton énonciation fait comme si de par l’existence du style, il n’existait pas de genres.
On peut dire qu’« il y autant de x que de y » et ce n’est vraiment pas le problème ici. Ce qui était intéressant à voir c’est que ce genre d’énoncé est rarement suivi d’une justification de la relation (sémantique) mise en place. Au fond, c’est bien parce que l’énoncé est une évidence que l’on peut donner une justification sémantique (je n’ai jamais dit que c’était vrai ou faux, sensé ou non) qui est pour moi qu’un coup de bluff supplémentaire parce qu’en attendant on ne s’intéresse plus à nos x et nos y.
PS : Le problème n’est pas non plus de l’utiliser ou non mais de ne pas l’utiliser à des fins douteuses. Fins douteuses qui éveillent le doute dans un cas et ruinent toute possibilité de penser clairement dans l’autre (celui qui tombe dans l’énoncé sans sa rhétorique). Le plus important est donc de dissiper le doute, non pas en remplacant un sophisme par un autre mais en montrant que l’énoncé ne sert pas qu’une finalité rhétorique.
Je suis particulièrement d’accord avec toi au sujet de ce dernier point. Et je me méfie également de toutes les formules toutes-faites du type “autant de x que d’y”, surtout quand elles viennent servir une rhétorique.
Je pense que nous sommes relativement d’accord, seulement, le problème qui nous oppose est que dans tout individu il y a coexistence de trois grands domaines : idiosyncrasique, culturel, spécifique. Si l’on se focalise sur l’idiosyncrasique, il n’est pas connaissable en tant que tel - en tout cas pour Aristote - puisque la connaissance procède - pour Aristote - par catégorisation. Aussi, il nous faut nous concentrer sur du particulier pour développer une connaissance. L’exemple que tu cites est exactement ce type de fondement nécessaire pour l’établissement d’une connaissance : tout le monde possède des parents, il peut y en avoir 0, 1 ou 2 de vivants. Seulement, nous possédons tous des parents différents (si l’on excepte les frateries, qui ont en effet les mêmes parents).
Ce qui intéressant en tout cas lorsque l’on prend effectivement conscience de la coexistence de ces trois niveaux de “réalité” - comme les nomme J. Baechler - c’est que nous ne pouvons connaître que les dimensions particulières ou universelles : le purement singulier, ce qui n’apparaît qu’une fois, sous une seule forme, en un seul lieu et pour un seul moment, n’est absolument pas susceptible de devenir objet de science.
Aussi, il est intéressant de constater que dans le travail d’élaboration de la connaissance, les chercheurs sont toujours emmenés vers l’obligation de retenir de leurs objets d’études ce qui se retrouve ailleurs. Pour citer Aristote, le scientifique est forcé de se concentrer sur ce qu’il y a de “même dans le semblable” : ex : lorsque l’on étudie le coeur pour le connaitre en tant que tel sans avancer quelque chose qui serait partiellement faux (pas vrai pour tout coeur), on étudie ce que l’on trouve en tout coeur, en négligeant toutes les parties plus susceptibles d’être seulement dans tel ou tel coeur ou tel ou tel typê de coeur. Pour illustrer ceci, on pourrait faire une science de la peau, mais plus difficilement des empreintes digitales.
La science doit donc occulter une part du réel (les aspects idiosyncrasiques) pour fonder ses catégories.
1. A nouveau, je ne conteste pas du tout les formulations et modélisations sur les niveaux de l’homme ou de la réalité et compagnie. Essayer de justifier avec des corpus ou des considérations abstraites qu’on peut dire que “x = y” ou qu’il y a des choses qui sont uniques, ce n’est qu’enfoncer une série de portes ouvertes qui n’ont jamais été fermé.
2. Tu serais sans doute surpris d’apprendre qu’il y a une science des empreintes digitales ou au moins un ensemble de connaissances et une taxinomie visant à pouvoir décrire le plus génériquement possible une empreinte digitale.
Pour prendre un autre cas similaire, chaque humain a un code génétique différent qui n’existera certainement qu’une seule fois et pourtant il existe une science, dure et qui avance : la génétique.
Du coup, je ne vois pas trop en quoi ça fait avancer le schmilblick sur la science ces considérations sur les ordres de grandeur.
Cela ne me suprend pas. Il est juste remarquable qu’il n’y a de science que du général (que l’on considère ce que les empreintes digitales ont en commun ou le code génétique a comme qualités universelles). C’est une porte ouverte depuis Aristote, tout comme il clair depuis Aristote qu’une population n’existe qu’au travers des individus qui la compose, concrètement, réellement et non idéellement.
Quand à la génétique, je connais bien, j’ai effectué un stage de 10 semaines en génétique alimentaire quand j’étudiais la biologie. Ce que tu dis là est tout à fait ce que j’avançais : il y a co-existence dans le génome humain de propriétés universelles, que l’on retrouve dans l’ADN des carotes ou l’ARN de bactéries et unicellulaires, des caractéristiques spécifiques à certains cercles : des gènes universels que l’on trouve partout, des gènes spécifiques aux mammifères, des gènes spécifiques aux primates… etc… De même que l’on trouve des allèles et des combinaisons d’allèles propres à un individu donné. L’ADN est un excellent exemple d’objet composé de ces “trois” niveaux de réalité.
Je suis d’accord avec toi sur le fait que cela ne fait pas beaucoup avancer la science. Mais au moins ça la délimite : la science ne peut traiter du pur singulier. ça ne fait pas avancer le schmilblick, mais c’est tout de même très intéressant. Ce qui est sûr, c’est que comme la science ne peut rendre compte du singulier, l’esprit scientifique redoute les formules du type “autant de x que d’y”.
Juste une remarque sur ça: “Il est assez peu courant de dire « Il y a plus/moins de x que de y » dans le langage ordinaire”
Il y a plus de pauvres que de riches. Il y a plus de peur que de mal. Il y a moins de farine que de lait. Etc.
A titre indicatif: “il y a plus de * que de *”, 210.000 occurrences dans Google (aujourd’hui). “il y a moins de * que de *”, 10.000 seulement. “il y a autant de * que de *”, 99.400. Le “plus” semble préféré au “moins”, et être _plus_ fréquent qu’”autant”.
Google ne fait pas d’analyse syntaxique, mais en utilisant bien les recherches entre guillements avec des étoiles, on peut trouver plein de données et faire quelques mesures grossières mais indicatives.