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	<title>Commentaires sur : Voix plurielles, écriture singulière</title>
	<link>http://jdr.cendres.net/2006/09/15/voix-plurielles-ecriture-singuliere/</link>
	<description>Enquêtes sans quête</description>
	<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 13:49:16 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Tam Kien Duong</title>
		<link>http://jdr.cendres.net/2006/09/15/voix-plurielles-ecriture-singuliere/#comment-9</link>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2006 23:33:00 +0000</pubDate>
		<guid>http://jdr.cendres.net/2006/09/15/voix-plurielles-ecriture-singuliere/#comment-9</guid>
					<description>Sans être adepte de Ronell, voilà une défense du tout-je :

&lt;blockquote&gt;Pour Musil, l'individu repose sur les convenances. Plus tard, dans son essai sur la bêtise, il dira plus ou moins explicitement que celle-ci commence lorsque nous disons « nous » au lieu de dire « je » : « Une certaine couche inférieure des classes moyennes – intellectuellement et moralement parlant – surtout affiche à cet égard une prétention proprement indécente dès qu'elle se manifeste à l'abri d'un parti, d'une nation d'une secte, d'une tendance artistique et se sent habilitée à dire &quot;nous&quot; au lieu de &quot;je&quot;. » C'est assez bien vu, et je suis moi-même, probablement, une ennemie du « nous ». J'y suis en cas très allergique, d'une façon que je ne puis contrôler ni même dire qu'elle serait seulement consciente. (Stupidity, p.114)&lt;/blockquote&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sans être adepte de Ronell, voilà une défense du tout-je :</p>
<blockquote><p>Pour Musil, l&#8217;individu repose sur les convenances. Plus tard, dans son essai sur la bêtise, il dira plus ou moins explicitement que celle-ci commence lorsque nous disons « nous » au lieu de dire « je » : « Une certaine couche inférieure des classes moyennes – intellectuellement et moralement parlant – surtout affiche à cet égard une prétention proprement indécente dès qu&#8217;elle se manifeste à l&#8217;abri d&#8217;un parti, d&#8217;une nation d&#8217;une secte, d&#8217;une tendance artistique et se sent habilitée à dire &#8220;nous&#8221; au lieu de &#8220;je&#8221;. » C&#8217;est assez bien vu, et je suis moi-même, probablement, une ennemie du « nous ». J&#8217;y suis en cas très allergique, d&#8217;une façon que je ne puis contrôler ni même dire qu&#8217;elle serait seulement consciente. (Stupidity, p.114)</p></blockquote>
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		<title>Par : julien dutant</title>
		<link>http://jdr.cendres.net/2006/09/15/voix-plurielles-ecriture-singuliere/#comment-6</link>
		<pubDate>Sat, 21 Oct 2006 18:10:47 +0000</pubDate>
		<guid>http://jdr.cendres.net/2006/09/15/voix-plurielles-ecriture-singuliere/#comment-6</guid>
					<description>Je (!) pense que la distinction &quot;je/nous&quot;, voire &quot;je/on&quot; est un bon moyen stylistique pour faire la différence entre ce que l'auteur considère, à tort ou à raison, comme arrière-plan admis par le lecteur, par opposition à ce qu'il considère comme les affirmations qu'il doit défendre dans son texte.

Ex: &quot;Nous considérons communément que la justification est une condition nécessaire pour la connaissance, mais, selon moi, elle est aussi suffisante.&quot;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je (!) pense que la distinction &#8220;je/nous&#8221;, voire &#8220;je/on&#8221; est un bon moyen stylistique pour faire la différence entre ce que l&#8217;auteur considère, à tort ou à raison, comme arrière-plan admis par le lecteur, par opposition à ce qu&#8217;il considère comme les affirmations qu&#8217;il doit défendre dans son texte.</p>
<p>Ex: &#8220;Nous considérons communément que la justification est une condition nécessaire pour la connaissance, mais, selon moi, elle est aussi suffisante.&#8221;
</p>
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